Culture Musique

« The Lockdown sessions », l’EP de Mister Mat

v8mjwDevenu chanteur et guitariste « optimiste », Mister Mat jouait au rugby avant de trouver sa voie dans la musique. Du rock alternatif, au blues, il associe les différents genres et se plait à réinterpréter des classiques du genre. Aujourd’hui, il présente un EP de covers réalisé pendant le confinement, « The Lockdown sessions ».Pendant près de treize ans, Mister Mat, de son vrai nom Mathieu Guillou, a collaboré avec Mountain Man, Iano Barfoot, harmoniciste, avant de se lancer dans une carrière en solitaire.De douces mélodies, il compose et écrit de nombreux titres en français et en anglais.«Désespérément optimiste », est le titre du premier album de l’artiste ; des titres écrits et réalisés par Gaetan Roussel, dont le titre phare. Il a co-réalisé l’album avec Nicolas Musset. Mister Mat reprend de célèbres chansons dont « Georgia on my mind », Ray Charles, « Girls just want to have fun », Cindy Lauper et « The girl from the north country », de Bob Dylan.Après un passage remarqué dans l’émission Taratata, en mars et la sortie de l’album, Mister Mat poursuit avec la présentation du nouvel EP « Lockdown sessions », enregistré pendant le confinement. Il se compose de cinq reprises, aux résonances plus blues, plus rock.Interview, Mister Mat -Vous avez une carrière étonnante. Comment êtes-vous passé du sport à la musique ? De la collaboration avec Mountain Men au solo ?MM : Je suis originaire d’un lieu montagnard où j’ai fait beaucoup de sport. Je me destinais à être moniteur de ski tout en pratiquant le rugby depuis de nombreuses années, à un bon niveau. Mais la musique a toujours été présente dans ma vie. Elle est pour moi un réel moteur. Je me suis rendu à l’évidence que je devais me lancer totalement dans ce domaine. En 2005, j’ai rencontré Ian Giddey dit « Barefoot Iano », harmoniciste australien, avec qui j’ai créé le groupe Mountain Men. Une aventure musicale a commencé. J’avais pour instruments ma guitare et ma voix. Nous avons voyagé énormément de part le monde, donnant plus de six cents concerts. Nous avons réalisé quatre albums studio et deux albums live, dont le premier, sorti en 2009, « Spring Coming Time ». En 2015, le groupe s’est agrandi pour le dernier album, à la recherche de sons plus rock. Olivier B nous a rejoint et Denis Barthe, ancien batteur de Noir Désir, pour le dernier album « Black Market Flowers ». Notre collaboration a pris fin en 2018. J’ai eu envie d’explorer d’autres horizons et de continuer ma route musicale différemment. J’ai fait la première partie de Kimberose, à La Cigale. Puis, j’ai réalisé mon premier album solo « Désespérément optimiste ».-Quelles sont vos influences ?MM : En quelques mots…difficile …J’écoute beaucoup de musique de manière assez éclectique. George Brassens est la personne la plus importante pour moi dans la musique, pour ses compositions et pour ses textes. Je l’écoute depuis l’âge de quatorze ans. Sa musique est comme un refuge de tendresse et d’humanité. Dans un autre registre, j’écoute Métallica , Tom Waits, Bob Dylan, des genres musicaux plus bruts, plus grinçants. Mon éventail est assez large. J’aime les choses qui ont du sens. – Des mots simples qui interpellent, avec « Désespérément optimiste », co-écrit avec Gaetan Roussel, comment s’est déroulée votre collaboration ? Où trouvez-vous l’inspiration ?MM : Notre début de collaboration avec Gaetan Roussel a commencé par un bon dîner. Après de longues conversations, il m’a proposé des chansons. Dans ce lot de chansons, j’ai découvert « Désespérément optimiste ». Cela été un réel plaisir de travailler avec lui, sa manière d’écrire simplement m’a amené vers autre chose. Ayant beaucoup écrit en anglais avec le groupe Mountain Men, j’ai eu envie d’écrire en français. L’exercice n’a pas été facile, au départ, car j’avais beaucoup d’exigences et peur de ne pas être à la hauteur. Je me suis libéré et j’ai écrit des textes sans me forcer, simplement.Je suis quelqu’un d’émotif, je trouve l’inspiration souvent sous le coup de l’émotion. J’écris sur le moment, dans l’instantané. J’ai le sentiment d’écrire des chansons avec les mots que j’aurais aimé entendre.-Autant dans le blues que dans le rock, vous performez en véhiculant toujours de la bonne humeur. Est-ce une de vos principales qualités ?MM : Je pense que sous ce fond de positivisme se cache un désespéré aussi. Je suis désespérément réaliste aussi. Dans le blues, par exemple, j’aime la dualité qu’il procure à la fois de la tristesse et de la joie. C’est un vrai vecteur d’émotions, comme dans la vie. Être sur scène et faire de la musique me rend heureux. J’aime partager ces moments de scène avec les gens. Je n’ai pas l’impression de jouer un rôle, je suis moi. Le principal est que les gens soient touchés.– Que représente pour vous ce dernier album (EP) aux résonances plus blues composé de reprises ?MM : Rien n’était réellement prévu pour cet EP qui a finalement été créé pendant le confinement. Pendant cette période, j’avais un rendez-vous journalier sur les réseaux sociaux où je jouais un ou deux morceaux. J’ai fait une cover tous les soirs, en commençant par mes chansons, puis des reprises. J’ai ensuite pensé avec mon manager, avec la maison de disque, à faire voter les gens. Chose faite, le public a choisi cinq titres sur plus de quarante chansons interprétées : « Folsom Prison blues » de Johnny Cash, «Don’t think twice, it’s alright » de Bob Dylan, « Love of my live », Queen, « Stand by me », de Benn e King et « Ace of spades » de Motorhead. J’ai enregistré dans mon studio à Paris. Une tournée est prévue en fin d’année.-Avec vos mots, vos textes et votre sensibilité, comment imaginez-vous notre futur sur cette terre ? Quels sont vos projets ?MM : Je vais continuer à faire de la musique, à faire ce qui me rend heureux. Après je n’attends rien réellement du monde, l’actualité m’effraie. Je ne comprends pas ce monde où tout le monde ne sais rien et tout le monde parle de tout. J’ai un esprit un peu libertaire. Je crois que le seul moyen honnête de changer le monde est d’essayer de bien se comporter et d’espérer que son voisin fasse pareil.« The Lockdown sessions», EP Mister Mat5 titres : « Folsom Prison blues » de Johnny Cash, «Don’t think twice, it’s alright » de Bob Dylan, « Love of my live », Queen, « Stand by me », de Benn e King, « Ace of spades » de Motorhead« Désespérément optimiste »,album sorti le 20 mars 2020 Decca Records France, Universal music group UMGConcert, le 15 octobre 2020, à la Maroquinerie, ParisLive Facebook: Mister MatÉmission Taratata, 13 mars 2020

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