Culture Musique

« The HeadShakers », le nouvel album éponyme

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The HeadShakers, groupe de musique de jazz, créé en 2008,  présente son second album éponyme « The HeadShakers ».

Le groupe se compose de huit musiciens, originaires de Lille. Leur musique est essentiellement instrumentale. Les musiciens laissent une grande part à l’improvisation, trait distinctif de ce genre musical. Chacun s’exprime librement et apporte une note, une tonalité différente à la musique, à la fois funk, groove et rock. Influencés par la musique de James BrownHerbie HancokFranck ZappaThe  Beastie Boys, ils trouvent un savant mélange entre le groove de la rythmique basse et batterie, les notes rock de la guitare et les riffs funky.

Les instruments emblématiques du jazz retentissent donc, le clavier, la trompette, le saxophone, le trombone, la basse, la batterie.

The HeadShakers ou THC, est le nom du précédent album, sorti en 2015. Il se compose de Pierre-Yves Langlois au saxophone et à la composition, Franck Beele et Loic Dumoulin à la trompette, Edouard Wallyn au trombone, Mike Varlet à la guitare,  Rémy Charlet aux claviers, Guillaume Dumont à la  basse et Arnaud Havet à la batterie.

Fred Wesley, tromboniste de James Brown et de Maceo Parker, Russell Gunn, trompettiste de Marcus Miller, ainsi que la chanteuse Dréo ont participé à l’un des titres de l’album « Architecte of funk », « On green dolphin street ».

La musique du groupe  The HeadShakers  est un savant mélange dynamique de rythmes, d’harmonie et d’improvisation, qui éveille le corps et l’esprit.

The Head Shakers ©Kalimba 76

Interview , Pierre-Yves Langlois (saxophoniste et compositeur)

Comment avez-vous créé le groupe de musique « The HeadShakers » ? Comment s’est-il constitué ?

PYL : Au commencement, The HeadShakers (THS) est né d’une jam session. Notre batteur Arnaud Havet avait constitué une équipe de musiciens afin de mettre sur pied un répertoire jazz-funk à jouer en ouverture du bœuf du conservatoire de Lille au Biplan (un club lillois de l’époque). L’expérience a beaucoup plu à tout le groupe et j’avais des compositions qui trainaient dans mon ordinateur. A la rentrée suivante, j’ai recontacté les musiciens de ce projet éphémère pour leur proposer de jouer ma musique et de former un groupe. Les répétitions ont commencé et c’est ainsi que The HeadShakers est né! 

 

-Vous appartenez au genre musical de jazz. Vous recherchez le mélange des genres, comment associez-vous toutes les tonalités jazz, groove, soul, funk ?

PYL : La somme des influences musicales des membres du groupe est très large. A nous huit, nous réunissons, par nos goûts respectifs, des styles musicaux parfois très éloignés. Le funk, le jazz comme vous l’avez cité, mais aussi le rock (Frank Zappa, Rage Against The Machine), le rap us (Beasties Boys), le gospel aussi (Kirk Franklin) et parfois la musique contemporaine (Stravinsky, le soundpainting). La plupart de ces styles (jazz, funk, soul) proviennent de la même histoire musicale (celle des noirs-américains) et se mélangent assez facilement. Mais sinon, c’est la personnalité de chaque musicien qui fait que la « sauce » prend.

Par ailleurs, en tant que compositeur principal du groupe, le mélange des genres a toujours été un moteur de créativité pour moi. La musique de Frank Zappa en est un exemple criant de liberté. Je m’ennuie vite lorsque j’écoute de la musique s’il n’y a pas de surprises, d’inattendu. Je recherche donc activement la fusion des genres qui me permet de créer ces surprises dont j’ai besoin dans la musique.    

 

-De quoi vous-êtes vous inspiré pour la création de cet album?

PYL : Les inspirations de cet album puisent beaucoup dans la musique de Snarky Puppy que j’ai beaucoup écouté à l’époque où j’ai composé l’album. Je suis également fan de rock progressif et je cherche toujours à retrouver ces ambiances parfois un peu sombres ou cinématiques que j’ai beaucoup écouté dans les disques de King Krimson, Magma ou Gong. Bien sûr, la musique des JB’s, qui m’influence énormément, est présente sur le titre Architect of Funk, composé spécialement pour Fred Wesley par exemple.   

Le titre NXP1 lui, est le fruit d’un co-composition entre tous les membres du groupe. Chaque musicien à pris le temps et la liberté de créer sa propre partie à partir d’un cadavre exquis. Nous avons travaillé chacun chez nous, en partant d’un rythme de batterie qui a été envoyé au bassiste qui a composé sa ligne de basse pour ensuite envoyer basse + batterie au clavier etc. Il en résulte une ambiance qui nous rappelle la période jazz funk d’Herbie Hancock avec les HeadHunters…le groupe dont nous avons tiré notre nom!  Comme quoi, il n’y a pas de hasard! 

 

-Vous accordez une grande place à l’improvisation. Quelles sont les étapes de composition et de création entre vous ?

PYL: En ce qui me concerne, je créé la musique en enregistrant tous les instruments sur mon ordinateur. Je  maquette donc chaque titre que je compose avant de le faire jouer par le groupe. Ainsi, je suis en mesure d’expérimenter, de chercher, de rater, jusqu’à ce que je trouve ce que je cherche.  Ensuite, j’écris les partitions et nous nous retrouvons en répétition pour donner naissance à la musique. Chaque musicien ajoute donc sa maîtrise de l’instrument à mon idée de base. Nous peaufinons les arrangements ensemble. C’est ainsi que les morceaux prennent leur forme définitive. L’improvisation elle, vient à la fin, une fois que toute la musique «  obligatoire » est bien intégrée. On ouvre alors des espaces de liberté au milieu des morceaux, dans lesquels chaque musicien va pouvoir improviser en interaction avec les autres.   

 

-Que représente pour vous ce dernier album sur lequel des musiciens reconnus participent? Est-il signe d’un élan, d’un futur prometteur et plein de surprises ?

PYL : Oui! Avoir reçu Fred Wesley et Russell Gunn en studio c’est pour nous une grande fierté et une reconnaissance de nos pairs (de nos « pères »  musicaux!). Collaborer avec de tels musiciens a permis de mieux comprendre la stature de THS dans le paysage musical français.    

@The HeadShakers, Kalimba

 

The HeadShakers

Nouvel album avec Fred Wesley, Russell Gunn et Dréo

Concerts reprogrammés

A l’Horloge à Tracy-le-Mont, le 18.04.2020

A la Gare St Sauveur pour le Lille Piano Festival, le 12.06.2020

 

http://www.theheadshakers.com

 

Clip-vidéo, « On green dolphin street », avec Russell Gunn

 

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