Culture peinture

« Cochons la voie ! », exposition picturale de Takashi Hara

Takashi Hara, _One_, technique mixte sur toile, 204 x 140 cm, 2019, ©A2Z Art Gallery & Takashi Hara
@Mixte sur toile, 2019, Takashi Hara, A2Z Art Gallery

La galerie d’art contemporain, A2Z Art Gallery présente la troisième exposition de Takashi Hara, artiste peintre japonais, intitulée  « Cochons la voie », à Paris, du 23 janvier au 22 février 2020.

A2Z Art Gallery est une galerie d’art contemporain, créée par Ziwei Li et Anthony Phuong, située dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Elle présente de jeunes artistes internationaux, sculpteurs, photographes, peintres, performeurs, qui à travers leur création s’expriment et posent un regard sur le monde actuel.

La peinture de Takashi se caractérise par des couleurs, des formes, des lettres et la recherche de figures. Peintre, sculpteur, calligraphe et poète, il expose dans plusieurs pays, notamment au Canada et aux Etats-Unis. Il est aujourd’hui basé à Tokyo, à Hong Kong et Paris.

Après une première exposition, « Pig Nation, a story of humanity », à Paris en 2019, à la galerie, il se diversifie et expose ses œuvres à travers le monde.

Partant de la calligraphie et de l’écriture, la peinture à l’acrylique se transforme en une sorte de peinture-écriture.

Pour cette dernière série, il s’agit de cochons, animal proche de l’homme selon l’artiste, figure du cochon humanisée.

Takashi Hara terminera une œuvre, au sein même de la A2Z Art Gallery, cette semaine, avant l’exposition. Il est possible de voir l’artiste au travail, sur rendez-vous. Aussi, un poème composé par l’artiste sera retranscrit en partie sur un mur.

 

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Interview, Takashi Hara

Comment avez-vous commencé la peinture?

TH : Lorsque j’avais 6 ans,  j’ai commencé par m’intéresser à la calligraphie. Je dessinais et je peignais. J’avais une attirance naturelle pour l’Art. Je voulais devenir artiste. J’ai commencé par suivre des cours à l’école, puis à l’université. La calligraphie est devenue très importante. J’ai aussi réalisé de nombreuses sculptures en me spécialisant dans la céramique. Je suis devenu artiste plus sérieusement. Je sentais que ma peinture, mes sculptures et ma calligraphie devaient être expressives. Je suis passé de la céramique, à l’écriture de poèmes pour apporter aujourd’hui ma définition de la peinture. J’ai composé avec ces différents domaines lorsque je suis rentré au Japon après mes études. La peinture en particulier est devenue un véritable challenge. Ce médium est très instructif. Peu importe le domaine, je m’épanouis dans ma pratique de l’art.

-Dans quel genre pictural vous situez-vous ?

TH : Je m’exprime comme tout artiste, laissant libre cours à mes émotions en m’inspirant des musiques comme les Sex Pistols, Bob Marley ou encore Kena… Ce rock là est très expressif. 

Il est difficile pour un artiste de définir lui-même son style. Je parlerai plus d’une question de feeling. Les critiques pourront dire que je me place dans la continuité du néo-expressionisme mouvement ayant vu émerger Jean-Michel Basquiat. Je dirai posséder une double approche : un style particulier qui tente de trouver un équilibre entre l’esprit zen grâce à la calligraphie et l’esprit punk rock. Mon esprit zen calmerait ma fougue néo-expressionniste.

-Quelle est votre technique ? La calligraphie, l’écriture asiatique et la tradition sont-ils des repères ?

TH : La calligraphie et l’écriture asiatique sont effectivement des repères, mes sources d’inspiration. Ma principale démarche est inspirée de la calligraphie traditionnelle, inspirée de l’esprit zen. Il faut ressentir le souffle de la calligraphie qui s’imprègne en nous, libérant des sentiments très forts. Ensuite, il faut attendre qu’il émerge pour l’exprimer sur la surface. Avec cette source d’inspiration et une bonne dose d’énergie, cela devient expressif, voire chaotique. Ma démarche libère une certaine spiritualité. Cette spiritualité est à prendre au sens européen. J’essaye de trouver certaines vibrations qui se nourrissent d’une certaine philosophie de vie. J’écoute beaucoup mes émotions, mon instinct. Il s’agit encore une fois de feeling.

-Pourquoi avoir choisi le thème du cochon ? Que représente-t-il pour vous ?

TH : J’ai eu cette vision, il y a quelques années. Les cochons sont une métaphore en soi. Ils sont les animaux de la ferme qui constituent  une communauté. Ils sont proches des gens composant notre société. Cette dernière connait des troubles. Cela est similaire pour les animaux. Cependant, le fermier respecte les cochons, alors que les hommes non. Le choix esthétique de cet animal est intéressant. Le cochon est très intelligent. Il est l’un des animaux que je considère comme le plus proche de la condition humaine. En leur faisant adopter une attitude humaine (se mettre debout, tenir un ballon ou chanter etc.), je peux établir une connexion entre une lecture « animale » et une lecture « intellectuelle ». On peut se reconnaître en lui positivement ou négativement selon nos cultures qu’elles soient orientale ou occidentale. Il y a non seulement une dimension artistique mais aussi une approche spirituelle, philosophique et littéraire. Le cochon vient refléter à la fois notre condition animale (nos besoins vitaux : bien manger, dormir) et notre condition intellectuelle (mes cochons viennent nous parler pour nous transmettre un message). Les titres de mes œuvres ne sont pas académiques. Je réfléchis simplement en regardant mon tableau, j’écoute mes cochons et j’entends le titre. 

-Basé actuellement à Tokyo, Hong Kong et Paris, quelles sont les prochaines étapes de votre parcours artistique à l’international ?

TH : Plusieurs expositions sont en cours mais je suis concentré sur l’exposition parisienne, à la A2Z Art Gallery. Actuellement, je vis à Tokyo. Mais, je bouge énormément. J’ai présenté l’année dernière une exposition intitulée « Pig nation, a story of humanity » à Paris et à Hong Kong. J’ai aussi exposé plus récemment au Canada et aux Etats-Unis, en Arizona. Je vais me rendre à Mexico pour créer et exposer mes nouvelles créations. Je souhaite retourner aussi au Canada. Je me sens bien partout. C’est amusant. Lorsque j’étais gamin, je voulais être astronaute pour bouger et découvrir le monde de plus haut. Aujourd’hui, je suis devenu artiste et le découvre via d’autres chemins. Alors cochons la voie ! 

« Cochons la voie ! »

Exposition picturale de Takashi Hara

A2Z Art Gallery.

24 rue de l’échaudé, 75006 Paris

Du jeudi 23 janvier au 22 février 2020

Vernissage le jeudi 23 janvier 2020

www.a2z-art.com

info@a2z-art.com

A2z Hong Kong

41 Gough street, Central, Hong Kong

http://www.a2z-art.com

hongkong@a2z-art.com

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