Photographie

« Pray, Amore, Combat » une exposition de Frank Perrin, à la galerie Michel Rein, Paris Brussels

Frank Perrin, artiste visionnaire dans l’horizon post-capitaliste, présente « Pray, Amore, Combat », de la nouvelle série Blind test,  à l’occasion de sa première exposition personnelle à la galerie Michel Rein. Il inaugure ainsi sa recherche, avec un réel aboutissement et un tournant dans son travail.
« Pray, Amore, Combat » en sont les maîtres mots. Ici, l’oeuvre photographique est différente : une photo en négatif imprimée sur carton, avec un langage en braille. Il propose une oeuvre étonnante, brute, conséquence de tant de tensions dans notre société. Du 5 février au 19 mars 2022.

La galerie Michel Rein se situe dans le Marais, à Paris, au 42 rue de Turenne. Spécialisée dans l’art contemporain, elle représente de grands artistes conceptuels et engagées dans les grands enjeux de notre société.

Frank Perrin s’interroge sur l’art et son développement, à l’horizon du capitalisme avancé. Sa recherche visuelle est transversale, avec des photographies, des images construites ou transformées. Pour cette nouvelle série, les images de subversion sont inversées, en négatif, imprimées directement sur des plaques de carton, perforées et imprimées sur miroir. Ces images renvoient ainsi en braille-miroir, la révolte entraînée par le climat général depuis quelques temps dans notre société. Il s’agit de libération.

Interview : Frank Perrin

– Que représente la galerie Michel Rein pour vous ?

FP: Je travaille avec la galerie Michel Rein, rue de Turenne à Paris, pour la première fois. La galerie participe à la FIAC depuis 25 ans , sa programmation me plaît beaucoup et nous nous connaissons depuis longtemps. Michel Rein représente beaucoup d’artistes que j’aime bien, conceptuels, politiques ou engagés. Avec des artistes historiques comme Allan Sekula, Jimmie Durham, artiste americano-Cherokee. Je suis ravi d’exposer à la galerie pour la première fois avec cette oeuvre nouvelle qui est un véritable aboutissement dans ma recherche.

© Amore, courtesy, Frank Perrin, la galerie Michel Rein Paris, Brussels,  Florian Kleinfenne

-L’oeuvre, conception et réalisation : comment avez-vous envisagé cette oeuvre? 

FP: J’ai beaucoup travaillé sur la question du post-capitalisme, avec des séries qui questionnaient le pouvoir, l’argent, la schizophrénie de notre société, sa vanité et sa démesure. Pour cette exposition, je suis allé beaucoup plus loin, en dépassant le support photographique, en imprimant sans papier photo directement sur des plaques de carton. Ces plaques dédiées à la construction sont assez épaisses. J’étais très intéressé par l’idée de cette approche directe de la photo, sur un matériau-support pauvre comme le carton.
Ces images sont pour la plupart des images de soumission ou de subversion, de révolte.Je les ai inversées et les ai imprimées en négatif dans l’idée du renversement marxiste d’un monde idéal.
Je supprime le support photo, j’imprime directement sur le carton, ensuite je mets l’image à l’envers, je la perfore, je la troue. Les trous viennent du langage braille, qui pose un message que les voyants ne peuvent pas comprendre.
Le fond de ces trous est contrecollé sur miroir, ce qui offre un message que les voyants ne peuvent pas lire. Ils ne voient qu’eux mêmes … et deviennent les aveugles. J’ai choisi de mettre en place le point aveugle de nos subversions. C’est à la fois une vision de la subversion en même temps qu’un subversion de la vision.


Sous la pression de cette société mise sous cloche, j’ai ey envie de retrouver l’état brut. Je n’aurai jamais vu ce projet de cette manière avant de prendre conscience de tous les problèmes de notre société.
Aboutissement, continuité et tournant.
J’ai mis pour cette exposition d’autres moyens que la photo.
« Pray, Amore, Combat » sont trois mots cachés dans  les œuvres. Une oeuvre s’appelle Amore, l’autre Pray et la troisième Combat. C’est une envie de pousser un cri de révolte générique. J’ai essayé de mettre en forme le langage premier de la révolte.
Le dernier message est ainsi ce désir aveugle d’émancipation. Ces œuvres essaient avant tout de faire passer cet irrépressible et inextinguible désir de liberté dans des images précisément incandescentes …

« Pray, Amore, Combat »

Frank Perrin

A la galerie Michel Rein, Paris Brussels

42 rue de Turenne, 75004 Paris

Du 5 février au 19 mars 2022

Vernissage le 5 février 2022

http://www.studiofrankperrin.com

http://www.galeriemichelrein.com

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