Art Vivant

« La Machine de Turing », pièce contemporaine aux multiples succès, actuellement au théâtre du Palais-Royal

La pièce contemporaine « La Machine de Turing », multi-primée, écrite par Benoit Solès, mise en scène par Tristan Petitgirard, est programmée au théâtre du Palais-Royal, à Paris, du 18 août au 14 novembre 2021.

Il s’agit de l’histoire de la réussite d’un homme, un mathématicien de génie, qui parvient en 1942, à casser le code d’Enigma, la machine de cryptage des messages nazis.

Comédien et auteur, Benoit Soles interprète lui-même le personnage principal.

Bien accueillie par le public, déjà en 2018, elle a un succès tel, que la pièce a reçu 4 Molières: Meilleur metteur en scène d’un spectacle privé, Meilleur spectacle, Meilleur auteur vivant, Meilleur comédien dans un spectacle privé.

Tristan Petitgirard, acteur et metteur en scène de théâtre, signe la mise en scène. De nombreuses pièces sont à son actif, « Rupture à domicile », « Des plans sur la comète »….

© Tristan Petitgirard

Interview , Tristan Petitgirard 

-Comédien au départ,  comment êtes-vous passé du jeu d’acteur à la mise en scène ?

TP : J’ai suivi de nombreux cours de théâtre à Londres au Method’s Studio, au cours Florent, à Paris, et surtout chez Jean Laurent Cochet. J’ai tout de suite fait ce que l’on appelle l’œil extérieur. Lorsqu’on travaillait des scènes, la direction d’acteur m’attirait particulièrement. J’ai toujours aimé ça. En tant qu’apprenti comédien, il faut un œil extérieur donc j’en avais l’habitude. Ensuite, j’ai été assistant de metteur en scène comme Patrice Kerbrat, Thierry Harcourt. J’ai appris ainsi mon métier et je me suis lancé. J’avais également envie de porter des projets. Un comédien dépend toujours du désir des autres, excepté quand il est initiateur de projet. Cette situation était compliquée pour moi. Déclencher les choses est l’un des traits de mon caractère.

– Quand avez-vous rencontré l’auteur de la pièce, Benoit Soles ? À quel moment avez-vous décidé de vous lancer dans l’aventure ?

TP : J’avais déjà mis en scène Benoit Soles, dans une pièce que j’avais écrite, « Rupture à domicile ». Lorsque nous jouions la pièce, Benoit a écrit « La Machine de Turing ». J’ai eu la chance d’être un des premiers lecteurs. J’ai tout de suite beaucoup aimé la pièce et je lui ai demandé de la mettre en scène, naturellement, après plus de trois ans de travail en commun. Je l’ai mise en scène, d’abord dans mes mots, puis dans les siens.  

Nous avons à nouveau renouvelé l’exercice, cet été, avec la création de « La maison du loup », en Avignon. Je suis heureux que l’aventure continue. 

– Quelles principales lignes conductrices guident votre travail de metteur en scène ? Quelles en sont les principales qualités ?

TP : Le texte est l’un des facteurs qui guide mon travail de metteur en scène. Quelles pièces choisir ? J’aime les situations dramatiques très fortes. L’émotion me guide. J’aime que les gens soient touchés au théâtre, que ce soit par le rire ou par les pleurs. Il y a la recherche de l’émotion. Dans le travail, je suis définitivement attaché au rythme. J’y fais très attention, ainsi qu’à l’équilibre entre les voix des acteurs. Je suis obsédé par le rythme plus que par la psychologie des personnages. Je fais souvent confiance au texte et au propos lorsque j’estime avoir bien choisi ce que je mets en scène. Le rythme entraine une certaine émotion. Il est essentiel.  

– Vous avez réalisé jusqu’à présent de nombreuses mises en scène. « La machine de Turing » est un spectacle qui a été primé. Racontez-nous… 

TP : Tu ne t’attends jamais, lorsque tu démarres une pièce à faire un tel succès. Je retiens avant tout le fait que c’est une bande d’amis qui a fait ce succès. Au départ, « La machine de Turing » était un petit spectacle qui devait se jouer dans une salle de cinquante places, en Avignon. Finalement, la pièce a été jouée dans un théâtre plus grand, puis à Paris et ainsi de suite jusqu’à remporter les Molières. L’histoire est partie modestement, nous ne nous y attendions pas. L’histoire est belle,  un peu exceptionnelle. Le succès a été fait aussi par le public avignonnais. Tout a démarré là bas. Nous nous sommes retrouvés quelques temps plus tard, sur scène, récompensés par des Molières. Ce jour là, ma plus grande fierté a été la présence de ma fille dans la salle. Remporter des Molières, un label pour les spectateurs, permet de jouer le spectacle plus longtemps. Pour un spectacle comme « La machine de Turing » qui parle de tolérance, d’ouverture, de différence, il est formidable de pouvoir la jouer plus longtemps pour qu’un maximum de personnes puisse voir ce spectacle, notamment des jeunes. Je suis assez content de l’éclairage que cela a donné au message que l’on porte dans la pièce.

– Après « Rupture à domicile » et « Des plans sur la comète », qu’envisagez-vous aujourd’hui ? Quels sont vos projets ?

TP : J’ai créé une nouvelle pièce, cet été, en Avignon : « La femme qui ne vieillissait pas », adaptée du roman de Grégoire Delacourt, avec Françoise Cadol, seule en scène.  

« La machine de Turing » est programmée actuellement au théâtre du Palais-Royal, pour toute la saison, ainsi que simultanément en tournée avec une deuxième équipe. Parallèlement, la pièce « Des plans sur la comète », est en tournée elle aussi. 

La pièce « Rupture à domicile » sera diffusée, sur Comédie Plus, le 3 octobre 2021. 

« Signé Dumas », pièce que j’ai mis en scène sera diffusée sur Olympia TV, le 29 octobre 2021. Ce spectacle sera joué au théâtre du Lucernaire, à Paris, début 2022, avec le comédien Xavier Lemaire et Guillaume Sentou (Molière de la révélation pour « Edmond »).  

Dans les créations, je prépare une pièce de Patrick Rotman, sur les relations entre Bousquet et Mitterrand, pièce à huit personnages que je mettrai en scène en Avignon, l’été prochain.  

J’ai un très beau projet avec la pièce, « Le prix », de Cyril Gely, pour laquelle je ferai la mise-en-scène. Elle sera jouée au théâtre du Palais-Royal, en 2022

Je travaille actuellement sur la réalisation de mon film, adaptation de la pièce, « Des plans sur la comète », et plus précisément sur la distribution.  

 

©La Machine de Turing, Théâtre du Palais-Royal

« La machine de Turing » 

Au théâtre du Palais-Royal, Paris

38 rue de Montpensier, 75001 Paris

Du 18 août au 14 novembre 2021

http://www.theatredupalaisroyal.com

http://www.tristanpetigirard.com

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :