
Autrice, compositrice et interprète, Numah explore les émotions humaines à travers une musique qui mêle pop, folk et rock. Avec son nouvel EP, « Post-scriptum (c’est pas ce que je voulais dire…) », sorti le 19 juin 2026, l’artiste nous invite dans un univers sensible et singulier, où les mots occupent une place centrale. Elle sera en concert à La Boule Noire, à Paris, le 19 novembre 2026.
Autodidacte, Numah apprend le chant et le piano avant de se lancer pleinement dans l’aventure musicale. Guidée par ses idées et portée par une identité artistique qui s’affirme progressivement, elle développe un univers dans lequel l’intime se mêle à des émotions universelles. Ses chansons racontent, suggèrent et questionnent, avec la volonté de mettre des mots sur ce qui échappe parfois au langage.
Avec « Dans la foule », Numah propose un titre entraînant qui illustre sa capacité à transformer une expérience personnelle en un sentiment dans lequel chacun peut se reconnaître. Derrière les mélodies, ses textes esquissent des histoires et des instants de vie, entre fragilité, questionnements et besoin d’expression.
Sur scène, Numah ne se contente pas d’interpréter ses chansons : elle donne corps à son univers intérieur. Le décor devient le prolongement de son imaginaire, avec notamment un clavier en forme de maison et une boîte aux lettres, autant d’éléments qui évoquent un espace intime et personnel.
Au fil de ses expériences scéniques, l’artiste a partagé l’affiche avec des artistes aux univers variés, assurant notamment les premières parties d’Alain Chamfort, de Styleto et de Nuit Incolore. Elle s’est également produite aux Solidays en 2025. Autant d’expériences qui nourrissent son parcours et contribuent à faire évoluer son rapport à la scène et au public.
Le titre « Post-scriptum » évoque ces pensées qui surgissent après coup, ces phrases que l’on aurait aimé formuler autrement et ces messages que l’on garde parfois en soi avant de trouver le courage de les exprimer.
Avec cet EP, Numah poursuit la construction d’un univers personnel, à la croisée de la pop, du folk et du rock, dans lequel la musique devient un moyen de raconter, de se livrer et, peut-être, de dire ce qui n’a pas pu l’être autrement.

INTERVIEW : Numah
– Quand avez-vous décidé de vous lancer pleinement dans cette aventure artistique ?
Numah : Je pratique la musique depuis mon plus jeune âge. J’ai commencé par le piano, puis la guitare. Au collège, j’ai pris des cours de chant. Au départ, je ne pensais pas me lancer dans cette voie, mais la musique m’a rattrapée. J’avais commencé une licence en management, que j’ai finalement arrêtée pour me consacrer pleinement à la musique. Depuis, j’ai sorti plusieurs chansons. J’étais dans ma bulle et très contente d’avoir fait ce choix.
– Comment définiriez-vous votre univers musical ? Quelles sont les artistes, les rencontres ou les expériences qui ont influencé votre écriture et votre identité sonore ?
Numah : Lorsque j’ai commencé à me lancer sérieusement dans ce domaine, j’ai participé à un dispositif d’accompagnement musical. L’une des intervenantes m’a dit : « Quand tu écris des chansons, on a l’impression que tu écris une lettre. » C’est effectivement ma manière de mettre des mots sur des choses que je n’arrivais pas à exprimer dans la vraie vie. J’écris mes chansons comme des lettres que je n’enverrai jamais.
J’aime beaucoup la musique anglophone, notamment des artistes comme Lola Young et Remi Wolf. J’apprécie les sonorités acoustiques, la pop et le rock.
Lorsque j’écris une chanson, je prends mon temps. C’est quelque chose qui me passionne et j’accorde une grande importance aux textes.
J’écris en français parce que c’est une langue extrêmement riche. Mon père écoutait beaucoup de rock et de post-punk, de Muse à U2, tandis que ma mère préférait la soul. Ces différents genres musicaux, ainsi que l’importance accordée à la performance vocale, m’ont beaucoup influencée. Ma musique reflète ces influences, auxquelles j’apporte une touche plus moderne et plus pop.
– Comment est né ce projet de six titres ? Comment s’est déroulé le processus de création, de l’écriture des textes à la composition musicale ?
Numah : La création de cet EP de six titres s’est étalée sur une longue période. Certaines chansons ont été écrites il y a un an. « Oh Boy », par exemple, date de 2025.
J’ai cherché à faire évoluer mon écriture et à prendre davantage mon temps. Une cohérence s’est progressivement dessinée entre les différentes chansons : toutes ces lettres sont adressées à quelqu’un.
Grâce à mon équipe, le projet a pris forme et l’EP a pu voir le jour. Il est assez diversifié, avec des sonorités tantôt très pop rock, tantôt plus folk.
À travers chaque chanson, je m’adresse à une personne, à un moment précis. Partir d’un détail, construire une histoire autour de quelque chose de concret, me permet de nourrir ma créativité.
« L’Odeur de clope » évoque une rupture amicale. L’odeur de cigarette de cette personne reste comme accrochée à moi.
Je compose beaucoup au piano. La guitare apporte un rythme plus entraînant et une atmosphère plus lumineuse, même lorsque les thèmes abordés sont plus sensibles.
– Dans vos chansons, notamment « Dans la foule », vous semblez partir de l’intime pour toucher à quelque chose d’universel. Est-ce important pour vous que les auditeurs puissent se reconnaître dans vos histoires ?
Numah : Ce n’est pas quelque chose auquel je pense lorsque j’écris. Vouloir plaire en tant qu’artiste peut nous induire en erreur.
« Dans la foule » est une chanson qui évoque mon chagrin d’amour. Je ne pensais pas qu’elle toucherait autant de personnes. Finalement, les choses les plus intimes sont aussi les plus universelles.
– Quels sont vos projets pour la suite ? Envisagez-vous de poursuivre l’exploration de cet univers à travers de nouvelles chansons, de nouvelles collaborations ou d’autres expériences scéniques ?
Numah : Je serai en concert à La Boule Noire, à Paris, le 19 novembre.
Je ferai ensuite la première partie de Mentissa à l’Olympia, puis deux premières parties de Vianney à l’Arena de Reims. J’en suis ravie : Vianney est un parolier incroyable. Nous avons cette chose en commun : le goût de raconter des histoires.
Je compose actuellement mon premier album, qui devrait sortir dans un an.
Je poursuivrai également les concerts, avec d’autres dates à venir et des participations à des festivals musicaux durant l’été.
Côté clips, celui du titre « Oh Boy », réalisé par Marina Vivier, est déjà sorti. Nous préparons actuellement le clip du prochain single, dont la sortie est prévue en 2027.

« Post-scriptum » (c’est pas ce que je voulais dire…)
Numah
En concert à La Boule Noire, à Paris, le 19 novembre 2026
@Shaker

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