Musique

Kamil Rustam, nouvel album « Listen Up! »

Kamil Rustam, compositeur, guitariste et arrangeur français de renommée internationale, possède une riche expérience musicale. Son univers se situe entre la soul, le gospel et le funk, des influences que l’on retrouve pleinement dans son deuxième album solo, « Listen Up! », avec lequel il signe un retour à ses sources musicales.

Un premier extrait a déjà été dévoilé avec la vidéo de « I Wanna Dance », en featuring avec Billy Valentine.
Disponible chez Can U Feel It Records.
Release party, à Paris, le 10 juin 2026, au Théâtre de l’IA.

Fort de son parcours musical entre les États-Unis et la France, Kamil Rustam a accompagné de nombreux artistes prestigieux tels que Stevie Wonder, Yael Naim, Serge Gainsbourg ou encore Angélique Kidjo.

Il partage aujourd’hui son temps entre Hollywood et Paris et enregistre dans les plus grands studios.

Ce nouvel album marque un retour aux sources à travers les styles musicaux qui l’ont construit et qu’il connaît intimement. Pour ce projet, il s’est entouré de musiciens de renom parmi lesquels Eddie Brown, Billy Valentine, Amy Keys, Arnold McCuller, Patrice Rushen et Pino Palladino.

©Kamil Rustam, Promotion attitude

             Interview : Kamil Rustam


– Quand avez-vous commencé la musique ? Comment votre parcours s’est-il construit entre formation classique et explorations plus modernes ?

KR : La musique a toujours fait partie de ma vie. Mon père jouait de la guitare classique et ma mère écoutait les Rolling Stones, les Beatles et bien d’autres artistes. À l’âge de sept ans, j’ai commencé la guitare classique, mais j’étais déjà attiré par les musiques plus modernes. Parallèlement, j’ai commencé à jouer avec de petits groupes de quartier.

Pour mes parents, faire de la musique était possible, mais pas sans une solide formation. J’ai donc étudié la guitare classique pendant une dizaine d’années.

– Vous partagez votre carrière entre la France et les États-Unis. Qu’est-ce qui vous a poussé à développer votre parcours entre ces deux scènes musicales ?

KR : J’ai grandi à Paris et j’y ai beaucoup travaillé. Au milieu des années 1990, je me sentais moins épanoui dans le paysage musical français. Je collaborais alors avec de nombreux musiciens américains. Le dernier spectacle pour lequel j’ai été chef d’orchestre en France était celui de France Gall. Les musiciens avec lesquels je travaillais jouaient aussi avec Sting, Prince ou Stevie Wonder.

Ils m’ont tous encouragé à partir à Los Angeles. J’ai franchi le pas en me donnant un an pour découvrir la vie et la musique là-bas. Finalement, j’y suis resté vingt-cinq ans.

Aujourd’hui, je me suis réinstallé en France, mais je fais toujours des allers-retours. J’essaie de transmettre ici l’expérience musicale acquise là-bas. Je jouais beaucoup de soul et de funk avec les musiciens de Stevie Wonder. Cette période m’a énormément appris.

– Y a-t-il des rencontres artistiques ou humaines qui ont particulièrement marqué votre évolution musicale ?

KR : J’ai fait de nombreuses rencontres musicales et exploré des univers très différents.

Les artistes qui m’ont le plus marqué sont des personnes sincères, profondément elles-mêmes. En France, j’ai travaillé avec des artistes comme Michel Berger ou Michel Jonasz. Ce sont des personnes authentiques dans leur démarche.

Aux États-Unis, les artistes auprès desquels j’ai le plus appris sont aussi des gens entiers, qui ont quelque chose à raconter. La profondeur de la musique dépend souvent de l’expérience de vie. J’ai été marqué par ce que ces artistes avaient à transmettre.

J’ai notamment eu l’occasion de jouer avec Stevie Wonder et John Mayer lors d’un même concert. C’était presque irréel, comme un rêve devenu réalité.

– « Listen Up! » est votre deuxième album solo. Comment s’est déroulée sa création, tant dans l’orientation musicale que dans le travail avec les différents musiciens ?

KR : J’ai commencé la création de cet album avec mon ami Arnaud Dunoyer, qui a coécrit cinq morceaux et joué des claviers.

J’ai souhaité revenir à mes premiers amours : une musique groove, soul, avec une place importante accordée au chant. Comme je ne suis pas chanteur, nous avons écrit les morceaux ensemble avant que j’envoie les maquettes à mes amis chanteurs aux États-Unis. Nous avons ensuite collaboré sur les mélodies et les textes.

Après cette première étape de création, nous avons enregistré l’album. J’ai réuni une équipe de musiciens américains avec lesquels je travaille régulièrement et que j’apprécie énormément. Une seconde partie des enregistrements a ensuite été réalisée en France, avec des amis musiciens français.

Mon ami Eddie Brown, claviériste ayant notamment travaillé avec Stevie Wonder et avec qui j’ai beaucoup collaboré aux États-Unis, est venu enregistrer avec nous. Il interprète l’une des chansons, « Let’s Stay Together ». Cet album est avant tout un véritable travail d’équipe.

– Qu’avez-vous cherché à exprimer musicalement ? En quoi cet album vous tient-il particulièrement à cœur ?

KR : J’essaie de transmettre l’essence de la musique que j’aime, notamment la soul des années 1970. À cette époque, j’avais une dizaine d’années et cette musique m’a profondément marqué.

Cet album me tient particulièrement à cœur, car il reflète la musique qui m’a fait vibrer dans ma jeunesse. C’est une musique qui donne envie de bouger, mais qui rassemble aussi les gens, même dans des moments difficiles. À La Nouvelle-Orléans, par exemple, la musique accompagne aussi bien la fête que les cérémonies plus douloureuses. La musique rythmée et joyeuse crée du lien et permet de célébrer la vie.

– Y a-t-il un morceau de l’album qui résume particulièrement votre état d’esprit actuel ?

KR : J’adore notre reprise d’Al Green, « Let’s Stay Together ». Nous avons revisité ce grand classique de la soul des années 1970 en le modernisant, notamment grâce à des solos instrumentaux. Eddie Brown y livre une performance vocale remarquable.

Ce morceau résume assez bien l’esprit de l’album, même si d’autres titres explorent davantage des influences gospel ou jazz.

– Quels sont vos projets à venir ? Tournée, concerts, collaborations…

KR : Nous serons en concert le 10 juin 2026 à Paris. Ce concert sera enregistré et filmé afin de réaliser une captation vidéo puis un mixage live.

Je poursuis également mon travail de musicien de studio. Plusieurs projets sont en cours, notamment autour de musiques de films.

D’autres concerts sont prévus à la rentrée. Tout se met progressivement en place, avec toujours l’envie de jouer cette musique en live.

J’écris également pour un prochain album.

« Listen-Up! »

Kamil Rustam

Can U Feel It Records


Release party de Listen Up!

10 juin 2026 — Théâtre de l’IA / Eleven Village
10 rue de la Vacquerie, 75011 Paris

Musiciens
Kamil Rustam : guitare
Eddie Brown : claviers, voix
Laurent Vernerey : basse
Romain Joutard : batterie
Sylvain Gontard : trompette
Yannick Soccal : saxophone
Julien Chirol : trombone
Tanya Michelle Smith : voix

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