Musique

« Corps voyou », le nouvel album de Daguerre

Olivier Daguerre, chanteur, auteur-compositeur de rock français, fête ses vingt ans de carrière et présente son nouvel album, « Corps voyou ». Les sonorités sont multiples et les mots résonnent dans des textes à thèmes, subtils et sensibles.

Sortie de l’album le 20 mars 2026.
Label : Baboo Music / Kuroneko.
En concert le 6 octobre 2026 au Café de la Danse, à Paris.

Son expérience musicale est riche. De concerts en festivals, Daguerre a jusqu’ici mené une carrière bien remplie. Il a réalisé de nombreuses collaborations, notamment avec Cali et Francis Cabrel.

« Virages » est son album précédent.
« Corps voyou » est son dixième album, réalisé par Esthen Dehut, avec des paroles signées Louise Quillet.

Il se compose de onze titres aux thèmes variés, souvent liés à l’amour. Le poète rockeur s’exprime librement. Intime et sensible, il décrit et observe. On y entend des cordes, des cuivres, des guitares électriques. Les sonorités sont rock, avec deux titres piano-voix qui apportent un contraste.

Autour de la voix de Daguerre sont réunis Loïc Pontieux à la batterie, Nicolas Fiszman à la basse, Nicolas Auger au piano et aux claviers, Charlotte Fleury et Sandrine Régot aux chœurs, Hervé Pédeflous à la guitare, au bouzouki et au violon, Daoud à la trompette, et Sébastien Chouard à la guitare slide et électrique.

Une tournée française accompagne la sortie de l’album, avec une date parisienne le 6 octobre 2026 au Café de la Danse.

© Daguerre

          Interview – Olivier Daguerre

– Quand vous êtes-vous lancé dans la musique ?

OD : Depuis l’âge de trois ans, j’ai toujours voulu jouer de la musique. Comme tout enfant ou adolescent, mon vœu était de devenir musicien, comme on rêve d’être pompier ou aviateur. Mes parents n’y ont pas toujours été favorables, et pour débuter, je n’avais qu’une guitare sans cordes. J’ai donc fabriqué mes propres instruments, notamment une batterie avec ce que je trouvais.

C’est vers l’âge de 10 ans que j’ai eu ma première guitare. On disait que cette idée me passerait, mais non : je voulais en faire mon métier.

Très vite, j’ai écrit mes propres chansons. À l’école, je faisais partie d’un groupe que j’avais moi-même monté. Après mon bac, je suis parti m’installer à Paris. J’ai commencé avec mon groupe, Les Veilleurs de nuit. C’était l’époque du rock alternatif.

Autodidacte, j’ai appris sur le tas, grâce aux rencontres et au travail personnel. La musique est avant tout une passion.

– Votre style musical est le rock français. Avez-vous des références ?

OD : Je définirais mon style comme de la chanson rock. Cela correspond à ce que j’ai toujours écouté, même si je n’attache pas trop d’importance aux étiquettes.

J’écoute beaucoup de rock et de chanson française : Barbara, Renaud, Francis Cabrel, Bashung, Alain Souchon pour ses textes… J’ai assisté un jour à un concert de Jacques Higelin, et ce moment a été un déclencheur. J’ai alors pris pleinement conscience que la musique serait mon activité principale.

Côté rock, j’ai écouté beaucoup de groupes anglo-saxons : Queen, The Clash, AC/DC ; mais aussi, dans un autre registre, Leonard Cohen, Johnny Cash, Les Têtes Raides, Saez, ainsi que du jazz et de la soul.

J’ai une grande culture musicale et j’accorde une réelle importance au rock français. Mes influences sont clairement rock, et ma musique l’est aussi.

– Pour ce 10e album, comment s’est passée la création ? Auteur de vos textes, en coécriture avec Louise Quillet, de quoi vous inspirez-vous ? Amour, équilibre, liberté… Êtes-vous fataliste ? Y a-t-il de l’espoir ?

OD : J’ai toujours été auteur, compositeur et interprète, sauf pour les 9e et 10e albums, où j’ai choisi de collaborer avec Louise Quillet, uniquement pour l’écriture.

Je l’ai rencontrée à un moment où j’avais déjà beaucoup créé, mais je ne trouvais plus forcément les mots. J’avais besoin de renouveau. J’ai été subjugué par son écriture. Nous avons commencé par écrire un titre ensemble, et cela a fonctionné. Pour la première fois, je confiais cette partie à quelqu’un d’autre.

C’est une véritable rencontre artistique. Nous avons commencé à travailler ensemble sur le neuvième album. « Corps voyou » est notre deuxième collaboration, et j’en ai composé toutes les musiques.

Ce métier peut être très solitaire, même si l’on rencontre beaucoup de monde. Il y a un côté nomade. Je m’inspire des rencontres et de mes ressentis. L’espoir est un thème récurrent dans mes dernières chansons.

L’écriture reste rock, avec une énergie et une ouverture. Certains titres sont des portraits. « Corps voyou » s’oppose à l’idée du winner/loser et rejoint une certaine vision de la liberté : ne pas être obligé de suivre les normes.

Le titre évoque une forme de marginalité subie. Je crois toujours au vivre-ensemble. Il s’agit de repartir de l’individu pour mieux se retrouver collectivement. On oublie souvent qu’il y a une personne derrière chaque histoire.

Certains morceaux, comme « Dandy, bandit », sont des portraits. Dans « Marche de manœuvre », on retrouve l’image de la sorcière, utilisée autrefois, notamment au Pays basque, pour désigner des femmes trop émancipées. On reconsidère ces figures : elles deviennent des « corps voyous ».

Malgré nos contradictions, il est important de faire des choix et de prendre des risques.

« Un autre hiver » est une chanson d’amour qui aborde le lâcher-prise et le besoin de cesser de tout contrôler.

– Comment envisagez-vous la tournée ? Un prochain clip ? Travaillez-vous déjà sur le prochain album ? Et ces 20 ans de carrière ?

OD : La tournée a déjà commencé avec mon groupe. Il y a beaucoup de travail en amont. Ces vingt ans de parcours m’amènent à jouer mes anciens titres, ainsi que huit morceaux du nouvel album en live.

Nous serons au Café de la Danse le 6 octobre 2026.

Le clip de « Marche de manœuvre » vient de sortir. Un troisième clip est prévu prochainement.

Le vinyle est prévu pour septembre.

Je fais constamment de la musique, je cherche des mélodies. Comme en cuisine, les mots arrivent, on mélange, on expérimente. Je prends le temps d’écrire.

« Corps voyou »

Daguerre

Sortie le 20 mars 2026 chez Baboo Music / Kuroneko
En concert le 6 octobre 2026 au Café de la Danse

Tournée Daguerre

19.03.26 – Anglet, Baroja
20.03.26 – Nérac, Le Petit Théâtre
28.03.26 – Ponteux-les-Forges, Le Cercle Zinzolin
23.04.26 – Mont-de-Marsan, Café Musique
25.04.26 – Bergerac, Château Mounet-Sully
29.04.26 – Agen, soirée Anetti (complet)
10.07.26 – Labenne, Les Plages Musicales
17.07.26 – Le Passage-d’Agen, Les Vendredis de la Halle

02.10.26 – Toulouse, Le Bijou
03.10.26 – Bayonne, La Luna
06.10.26 – Paris, Café de la Danse
12.11.26 – Bergerac, Centre culturel (1re partie de Bertrand Belin)
13.11.26 – Biarritz, Gare du Midi (1re partie de Bertrand Belin)
14.11.26 – Bordeaux, Théâtre L’Inox

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.