Musique

Grégoire Maret sur la scène du Théâtre de l’Européen à Paris

Grégoire Maret, talentueux harmoniciste suisse, installé à New York, a joué avec de nombreux musiciens de jazz. Son parcours l’a amené à se produire dans différents pays. Naviguant entre jazz, blues et musiques du monde, il a forgé une signature musicale unique.
Il sera en concert, au Théâtre de l’Européen, à Paris, le 6 avril 2026, accompagné de musiciens : Sarah Lancman, Vincent Peirani, David Donatien et d’autres invités.

Lauréat d’un Grammy Award du meilleur album pop instrumental, Grégoire Maret est devenu une figure singulière de la scène musicale mondiale.
Parmi les nombreux albums auxquels il a participé, on peut citer :
« Scenarios », chez ObliqSound, (2007) ;
« Virgin Forest », avec Lionel Loueke, chez ObliqSound, (2007) ;
« Who Let the Cats Out », avec Mike Stern, chez Universal, (2006) ;
« Thunderbird », avec Cassandra Wilson ;
« Silver Rain », avec Marcus Miller ;
« The Ten Shades of Blues », avec Richard Bona ; « Timba a la Americana », avec Harold López-Nussa, chez Blue Note, (2023).
« Americana » est un album fait en collaboration avec le pianiste, Romain Collin, ainsi qu’ « Ennio », dernier album, sorti en 2024, où sont repris des titres du célèbre compositeur Ennio Morricone.

Grégoire Maret a collaboré avec Sting, Herbie Hancock, Pat Metheny, Prince, Elton John, Marcus Miller, Toots Thielemans, Meshell Ndegeocello, George Benson et bien d’autres. Il collabore également régulièrement avec Matthieu Chedid et Youssou N’Dour.
Son jeu d’harmonica se distingue par une sonorité particulière. Grégoire Maret a su créer son propre univers musical dans lequel il évolue avec singularité.

© Grégoire Maret

        Interview : Grégoire Maret

– Quand avez-vous commencé l’harmonica ?

GM : Enfant, je chantais beaucoup. Sans réfléchir, je jouais avec ma voix. Lorsque j’ai mué, j’ai rencontré quelques difficultés. J’ai découvert l’harmonica lors d’un concert de blues. Cela m’a beaucoup plu. L’harmonica est très proche de la voix. J’ai adoré le blues et c’est comme cela que j’ai commencé à jouer.
En Suisse, j’ai suivi des études de musique, puis d’harmonica et j’ai poursuivi plus tard aux États-Unis, à la New School de New York. C’est en Amérique que j’ai réellement commencé à jouer professionnellement. J’ai participé à des jams sessions. Jimmy Scott est le chanteur avec qui j’ai commencé à jouer en concert. Ensuite, j’ai fait tout un parcours et j’ai joué avec plein de musiciens dont Marcus Miller, Cassandra Wilson, Herbie Hancock…

– Comment avez-vous choisi votre genre musical ? Le jazz et les fusions?

GM : J’aime la musique. Il n’y a pas de style musical que je suive particulièrement. Éclectique et sans attachement, mon expérience m’a conduit à jouer énormément de choses. J’apprends, j’essaye sans cesse de trouver de nouvelles manières. Je m’intéresse à la diversité des styles. Je trouve passionnant d’explorer les univers musicaux. Je viens du jazz et cela m’a permis de faire de tout. Le jazz est une musique sophistiquée qui nous donne plein d’outils. Jouer avec différents musiciens, comme Youssou N’Dour ou Herbie Hancock, m’a ouvert à tous les styles. Le jazz m’a donné de nombreux outils pour explorer la musique. J’ai également joué, plus récemment avec M, Mathieu Chedid. Cela a été une joie, un très bon moment de musique.
Je m’adapte à tout. Je suis attaché à la musique, aux émotions et non aux styles.

– Vous avez eu de nombreuses expériences et collaborations avec de grands musiciens, quelle est la rencontre qui a marqué le plus votre carrière ?

GM : Je crois que ma plus grande expérience est celle avec Herbie Hancock. C’était extraordinaire. Nous sommes partis en tournée, dans toute l’Europe, pendant des mois. Nous avons joué le même set tous les soirs. Nous étions sans cesse dans la recherche. J’ai adoré. C’était un laboratoire musical. Nous développions de la musique. L’exploration n’a pas de limites. Herbie Hancock est un géant de la musique. Il a cette capacité de toujours nous surprendre, à trouver des choses nouvelles. Il est impressionnant. Si l’on joue la même note, on aura une manière infinie de la rejouer. Ce jeu ne s’arrête jamais et peut aller dans différentes directions.

– Vous avez participé à de nombreux albums, le dernier en date pour vous est « Ennio », en 2024, avec Romain Collin. Comment s’est passée votre collaboration ?

GM : « Ennio » est le deuxième opus en collaboration avec Romain Collin. Le premier est « Americana », sorti juste avant. Pour celui-ci, il y a eu un immense engouement sur Spotify. Une des chansons de l’album a été écoutée plus de 5 millions de fois.
Nous avons eu envie de continuer l’aventure et trouver quelque chose de différent.
« Ennio », prénom du grand musicien Ennio Morricone pour qui j’ai toujours eu une grande admiration. Cette musique se prête vraiment bien à l’harmonica. Avec Romain, nous nous sommes dit que cet album serait un bel hommage. C’est donc ce que l’on a fait. Nous nous réunissions pour travailler, écouter, rechercher des détails sur Ennio Morricone, regarder ses films. Nous avons compris sa manière de faire de la musique.
Nous avons arrangé des morceaux, puis enregistré l’album, avec Marvin Sewell, guitariste et Burniss Earl Travis II, bassiste.
Nous avons invité Cassandra Wilson et Grégory Porter pour chanter, sur le titre « Se Telefonando ».
La seule chanson pop qu »Ennio Morricone a fait est « Suoni Per Dino ». C’est la musique absolue. Nous nous sommes inspirés de la pièce. Le titre « Mina », écrit pour une chanteuse pop, a été un hit dans les années 60. Nous l’avons complètement transformé sur notre disque.

– Vous serez prochainement sur la scène du Théâtre de l’Européen, à Paris, avec de nombreux invités. Comment l’appréhendez-vous?

GM : La musique est ma passion. Je suis très heureux de retrouver mes amis sur scène et en dehors, à l’occasion du concert, au Théâtre de l’Européen, à Paris. Ce sera aussi une fête, et j’y célébrerai mon 50e anniversaire.
Je vais y retrouver des musiciens avec qui j’aime jouer. Vincent Peirani sera là. Nous adorons nous lancer dans l’inconnu. Robert Kubiszyn, bassiste polonais, fait partie des musiciens invités. Il y aura également David Donatien, aux percussions. Sarah Lancman viendra chanter. Je suis très fier de tous les retrouver pour jouer ensemble.

– Quels sont vos projets ? Album? Scènes ? Collaborations ?

GM : Je travaille sur mon prochain disque, en collaboration avec Kenny Werner.
J’accorde du temps également à la création de mon album de Gospel, avec des invités dont des membres de Take Six, dont la sortie est prévue prochainement.
Mon temps se partage entre les concerts où je suis invité à jouer et mes projets personnels. J’ai joué avec le musicien, Lee Ritenour, basé à Los Angeles. Il a une énorme discographie, dans différents registres, dont les musiques de films.
Mon travail est aussi ma passion donc je suis sans cesse dans la musique.

Grégoire Maret

& Friends

En concert

Au Théâtre de l’Européen
5 rue Biot, 75017 Paris

Le 6 avril 2026

Unlimited Music France

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