
Nadia Labrie, flûtiste québécoise, signe un nouvel album sincère et inspiré, où la flûte dialogue avec l’énergie d’un trio jazz. À travers ce projet, l’artiste rend un hommage contemporain à l’esprit inventif de Claude Bolling, pionnier du rapprochement entre jazz et musique classique.
« Flûte Passion – Hommage à Claude Bolling; Suites for Flute and Jazz Piano Trio 1-2 » est disponible en format physique (3 CD) et en version numérique chez ATMA Classique.
En concert à Paris, à la Salle Cortot le 06 mars 2026.
Figure marquante de cette rencontre des genres, Claude Bolling avait marqué l’histoire en 1973 avec sa célèbre « Suite for Flute and Jazz Piano Trio », devenue un classique international et restée plusieurs années dans les palmarès. En revisitant cet univers musical, Nadia Labrie en propose une lecture actuelle, vibrante et profondément habitée, fidèle à l’élan créatif du compositeur tout en y ajoutant sa signature personnelle.
Active sur la scène musicale depuis 27 ans, Nadia Labrie s’est imposée par la sensibilité de son jeu, la finesse de son phrasé et une virtuosité remarquable. Lauréate d’un Premier Prix des Conservatoires de musique du Québec et titulaire d’une maîtrise de l’Université de Montréal, elle compte désormais dix albums à son actif. Parmi eux, « Nota del Sol » (duo Similia), récompensé d’un Félix, ainsi que « Fantasia » (2007) et « Flûte Passion : Mozart » (2021), tous deux salués par l’ADISQ.
Ce dernier opus cumule aujourd’hui plus de 10 millions d’écoutes en ligne, témoignant de son rayonnement international.
Soliste invitée par de prestigieux orchestres, Nadia Labrie s’est produite dans 22 pays, en solo, en duo ou avec orchestre. Avec ce nouvel hommage à Claude Bolling, elle poursuit son exploration des passerelles musicales et confirme, une fois de plus, sa place parmi les grandes ambassadrices de la flûte sur la scène contemporaine.

Interview : Nadia Labrie
– La flûte est votre instrument de prédilection. Quand avez-vous commencé ?
NL : J’ai commencé la flûte à l’âge de sept ans. Ma sœur l’étudiait au Conservatoire de musique de Montréal. J’allais toujours l’écouter dans sa chambre. C’est ainsi que j’ai découvert cet instrument et que j’en suis tombée amoureuse.
J’ai ensuite intégré le Conservatoire de musique du Québec, puis j’ai poursuivi avec une maîtrise à l’université. C’est là que j’ai véritablement découvert ma passion.
– Vous interprétez, composez et reprenez des morceaux célèbres. Comment se passent vos séances de travail ? Où trouvez-vous l’inspiration ?
NL : La plupart du temps, l’inspiration me vient lors de mes balades sur les plages aux alentours de ma maison, au Québec. Elles sont magnifiques. J’y trouve mon inspiration et mon intuition. Ce lieu est magique. Je suis sensible au vent, au bruit de la mer, au sable. Ce sont des moments de contemplation où je me dis souvent : « J’ai trouvé. »
Dans chaque album, il y a quelque chose que j’ai envie d’exprimer, quelque chose qui me fait vibrer. Je suis interprète, donc je donne une âme à des œuvres écrites.
– Comment expliquez-vous ce va-et-vient entre le classique et le jazz ?
NL : Pour moi, ce n’est pas un va-et-vient entre le classique et le jazz. C’est la première fois que je m’intéresse au jazz. Jean-Pierre Rampal en avait fait la demande à l’époque. Je suis avant tout une musicienne classique.
Cet album m’a permis de combiner le classique et le jazz. J’ai donc eu l’idée de retravailler les œuvres de Claude Bolling. Je parlerais plutôt d’un dialogue entre la musique classique et le jazz. Ce dernier comprend une part d’improvisation, à l’opposé de la formation classique, basée sur la virtuosité et le respect de la partition.
Avec le jazz, une liberté s’installe. Bien que très stimulante, cette approche me faisait peur au départ. Il fallait trouver les bons musiciens. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de plaisir à jouer sur scène. La musique de Claude Bolling me correspond beaucoup : elle me fait sourire, elle me rend joyeuse.
– Aujourd’hui, ce triple album, que représente-t-il pour vous ? Une reprise des œuvres de Jean-Pierre Rampal et Claude Bolling (première flûtiste à revisiter et enregistrer l’ensemble de ces œuvres) ?
NL : Oui, je suis la première flûtiste à relever ce défi. Claude Bolling et Jean-Pierre Rampal sont des icônes ; la marche est haute. C’était donc un magnifique défi.
Dans cette reprise, j’apporte ma sensibilité et ma finesse. J’avais envie de donner un second souffle à cette musique. L’enregistrement des trois albums s’est étalé sur quatre années : un véritable défi artistique et humain. Je suis heureuse que ce coffret ait pris vie.
– Quels sont vos projets ?
NL : Tout d’abord, la sortie de l’album que nous défendons actuellement.
Nous serons en concert le 6 mars 2026, à la Salle Cortot, à Paris, avec les musiciens :
John Roney au piano,
Dominic Girard à la contrebasse,
Bernard Riche à la batterie,
Hugo Larenas à la guitare,
et moi-même à la flûte.
Nous envisageons d’autres concerts en France avec cette équipe.
Cet été, je retournerai sur les plages près de ma maison, au Québec, pour me laisser inspirer par de nouveaux projets. Mon souhait est de rendre les gens heureux à travers des vibrations positives. La musique est un partage.

Nadia Labrie
Nouvel album : Flûte Passion – Hommage à Claude Bolling; « Suite for Flute and Jazz Piano Trio 1-2 »
Disponible en format physique (3 CD) et en version numérique chez ATMA Classique
En concert à Paris, Salle Cortot, le 06 mars 2026
Nadia Labrie – flûte
Jonathan Turgeon – piano, pour le concert, remplacé par John Roney
Dominic Girard – contrebasse
Bernard Riche – batterie
Hugo Larenas – guitare

