Musique

« Alamar », le nouvel album d’Ana Carla Maza

Ana Carla Maza est une artiste cubano-chilienne, jeune violoncelliste jazz, compositrice et chanteuse. Connue pour son style très énergique mêlant jazz, musique classique et rythmes latino-américains, elle présente son nouvel album « Alamar ».

Sortie le 29 mars 2026 – ACM Productions / L’Autre Distribution – Idol (vinyle, CD, digital).
En concert à la Salle Gaveau, à Paris, le 20 mars 2026.

Ana Carla Maza est une musicienne complète. Elle a commencé le violoncelle très jeune. La musique est une véritable passion : elle compose, arrange et produit.
Son mot ordre est la joie. Être positif est un état que l’on choisit.
Liberté et féminité sont des mots qui la caractérisent. Entre héritage, tradition et modernité, elle transforme ses textes en histoires sensibles qui nous touchent. La mélodie rythmée nous emporte : pas de pleurs, mais de la douceur et du bonheur.

Ses albums : « La Flor », « Bahía », « Caribe », et plus récemment « Alamar », où elle fusionne jazz, chanson et influences latines.
Avec plus de 400 concerts dans 25 pays, Ana Carla Maza s’impose aujourd’hui comme une figure incontournable de la scène jazz et world contemporaine.

©Ana Carla Maza,

             Interview : Ana Carla Maza

— Quand avez-vous commencé la musique, et surtout le violoncelle, votre instrument de prédilection ?


ACM : Je viens d’une famille de musiciens à Cuba : ma mère est guitariste, mon père pianiste. La musique a toujours été présente à la maison, et aussi à l’extérieur, car le pays est très musical.

Au départ, j’étais très attirée par le piano ; il y en avait six à la maison. J’allais à la chorale avec ma mère.
Puis, pour la première fois, j’ai assisté à un concerto de l’Orchestre symphonique de Cuba et le violoncelle a été une révélation. Je suis tombée amoureuse de cet instrument qui vibre dans mon cœur et dans mon âme. C’est l’objet avec lequel je passe le plus de temps dans ma vie.

Un violoncelliste français venu à Cuba m’a montré les bases. Depuis ce moment-là, j’ai choisi cet instrument.
Je suis passée par toutes les étapes de la formation classique. Le parcours a été difficile, avec beaucoup de compétitions et un travail acharné qui m’a permis de développer une technique virtuose tout en gardant l’héritage de mes racines cubaines. J’ai commencé à Cuba, puis en Espagne et en France, à Paris, où j’ai développé mon projet. Je me suis fait connaître avec mes chansons, en tant que compositrice.

— Avez-vous des références musicales qui vous auraient influencée ?


ACM : Mes premières influences viennent de Cuba, des rythmes latins.
J’ai voyagé dans plus de vingt-cinq pays, donc j’ai aussi des influences de mes voyages. On y retrouve la poésie, l’imaginaire. Mon cahier, dans lequel j’écris tous les matins, me permet de créer un monde intérieur, silencieux.

J’ai voulu refléter mon idée des différentes cultures. Il s’agit aussi de moi, d’une femme libre qui a choisi un chemin de liberté créative. Les sentiments sont là : la sérénité, la nostalgie transformée en joie.

— Le jazz est une caractéristique de votre musique, mais pas seulement. Comment définiriez-vous votre genre ?


ACM : La liberté me permet de mélanger les styles. Je peux jouer un son cubain, un morceau classique ou du jazz. Tout cela fait partie de la même histoire, d’une seule personne.

En mélangeant les genres, les codes sont cassés. Mon souhait est de trouver des nouveautés et de composer en toute liberté, avec sensibilité.

On retrouve des rythmes latinos : le cha-cha-cha, la bachata, la cumbia… Tous ces rythmes font partie de ma musique. La danse est toujours présente, car on danse toujours à Cuba. Il y a un véritable héritage, des traditions. Ma musique est un mélange de tout cela, avec comme ligne directrice : comment transformer la douleur en joie. Être positif dans la vie est une décision.

— « Alamar », votre nouvel album : quelles ont été les étapes de création ? Quelle est sa signification et de quoi vous êtes-vous inspirée ?


ACM : « Alamar » est le nom d’un quartier de La Havane, à Cuba. Il y avait deux édifices, à l’époque dédiés à la naissance des enfants de personnes venues du Chili. Les parents de mon père, chiliens, y étaient. J’y suis née.

Lorsque les Chiliens sont retournés dans leur pays, le bâtiment était complètement vide. Mon père est le seul à y être resté, amoureux de ma mère, cubaine. Cet édifice était habité par l’histoire de l’exil et de la douleur, que j’ai transformée à travers la musique en joie et en lumière. Je suis cubaine, mais il y a aussi cette histoire que je porte en moi, cette nostalgie. Avec cet album, j’honore ma naissance dans ce bâtiment d’Alamar.

Mes chansons sont le fruit de la créativité que je vous offre pour vous accompagner.

— Quels sont vos projets ? Les scènes à venir ?


ACM : Je reviens de tournée avec plus de quatre cents concerts donnés dans différents pays, et je reprends actuellement cette tournée, avec une première destination : Amsterdam.

Le single de l’album sortira le 27 février 2026.
La date en France à noter est le 20 mars 2026, à la Salle Gaveau. Je suis très heureuse de jouer prochainement à Paris.

Puis il y aura le Festival Musiques Métisses cet été et différents festivals de jazz où de nombreuses dates sont programmées.

Un projet symphonique autour d’ »Alamar » est en préparation.
Des émissions musicales sont également annoncées, dont mon passage à « Vivement Dimanche » avec Michel Drucker le 11 mars 2026. Je serai également invitée de France Culture le 7 mars et de France Musique le 19 mars 2026, qui a choisi et recommandé l’album.

Embarquer tout le monde avec cet album ensoleillé est mon intention la plus profonde. La musique est notre meilleur compagnon. Je voulais un album comme une lettre d’amour envers tous, pour traverser le chemin de la vie en honorant l’héritage, nos parents, et en vivant le présent en toute sérénité.

« Alamar », Ana Carla Maza

Nouvel album, sortie le 29 mars 2026


En concert à la Salle Gaveau (Paris), le 20 mars 2026
Le 12 mars 2026 à Bordeaux (Rocher de Palmer)
En tournée cet été, notamment au Festival Musiques Métisses, sur la grande scène

http://www.anacarlamaza.com

Presse : Sophie Louvet

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