peinture

Exposition personnelle de Fred Kleinberg, « Les années indiennes, 2000-2010 » 

Artiste peintre parisien, globe-trotter, Fred Kleinberg s’intéresse très vite à la peinture du réel, au voyage. Il présente aujourd’hui une série réalisée en 2000 intitulée « Les années indiennes », à la galerie Loo et Lou Gallery, du 21 septembre au octobre 2021.

L’école des Beaux-Arts lui permet de faire son apprentissage et de confirmer sa réelle attirance pour l’art. Artiste, globe trotter, il a été artiste résidant à la Villa Médicis à Rome, en 1996.

Des séries thématiques : « La mémoire au corps « , pour la Fondation Coprim, Paris 1999, « D’obscénité et de fureur »  » Passage de Retz, Paris 2002; « Baroque flesh« , à la galerie Polad-Hardouin, Paris;  2011 » Territoire d’héroïsme et de fureur« , à la galerie Mesrine, Paris; 2012, « Reborn project« , à la galerie Franck Pages, en Suisse, à Genève 2015; « Odyssée« , à la foire Art Elysées Paris 2017.

Le voyage est au centre de son œuvre, source d’inspiration, tremplin, qui donne lieu à des séries et à des collaborations artistiques. Fred Kleinberg a parcouru différents territoires des USA, de la Chine, la Russie et l’Espagne. C’est en Inde qu’il établi son atelier et sa résidence pendant plus de huit ans. Il s’inspire, il note, il voit. Des évènements ont été marquants comme le Tsunami, au centre de sa série. L’œuvre devient témoignage d’une époque, d’un fait. Les gens le sollicitent pour noter à travers la peinture, ce moment. Au delà de ça, il peint des visages, du figuratif, d’un réalisme saisissant. Cette exposition met en scène plusieurs œuvres réalisées en Inde entre 2000 et 2010. 

©Portrait, atelier, Reborn project, Bertrand Rivier

Interview : Fred Kleinberg

– A quel moment la peinture est-elle devenue votre principale activité ? 

FK : J’ai commencé à m’intéresser à la peinture très jeune. Je suis entré aux Beaux-Arts de Paris à l’âge de quatorze ans. Professionnellement, à seize ans, j’ai fait ma première exposition; j’en ai cinquante cinq aujourd’hui. Ce cheminement est de toujours. 

J’ai très rapidement exposé, dès le début des années quatre-vingt, dans différents pays; à New York notamment lorsque j’avais à peine dix sept ans. 

Je n’ai jamais su réellement ce qu’était le métier professionnel d’artiste puisque je l’ai découvert en faisant. J’ai suivi la passion et le désir de produire des oeuvres, de faire des expositions, de peindre, de monter des projets. Les choses se sont faites naturellement. 

Mon mode de fonctionnement s’est affiné au cours du temps. Ma façon de travailler s’est précisée par une succession de projets, de visions qui seraient une exposition idéale. Chaque projet sur lequel je travaille est nourri pendant un an ou deux. Il est généralement associé à des voyages. J’ai beaucoup travaillé en Inde, en Chine, aux Etats-Unis, en Espagne, en Italie, en Russie. Le voyage est une des conditions de mon travail. Ce qui m’amène à être assez ouvert vers l’extérieur, à être confronté au regard des autres, à me nourrir d’expériences que je découvre. 

– Quels courants, quels artistes vous ont-ils influencé ? 

FK : J’ai des goûts très hétéroclites. Tout dépend des périodes. Depuis trente cinq ans dans le milieu de l’art, des rencontres ont enrichi mon travail. Je m’intéresse autant aux productions contemporaines de peintres actuels qu’à des peintres plutôt classiques de la Renaissance allemande : Gustave Durer. Picasso, l’art aborigène. Je m’intéresse beaucoup à l’œuvre de Gustave Courbet. Je suis très proche de la peinture néo expressionniste allemande, de Baselitz, Lucebert. J’ai aussi une forte attirance pour la peinture figurative, à travers différentes époques : Goya, notamment la série « Désastres de la guerre ». J’ai toujours considéré l’histoire de l’art comme l’histoire de tout le monde. Je suis proche d’une certaine peinture contemporaine allemande.  

©Frida-khalo-impression-pigmentaire-fred-kleinberg-art-edition-

– La série « Les années indiennes » est une oeuvre datant de 2004, quel souvenir marquant gardez-vous de ce voyage en Inde? 

FK : « Les années indiennes » démarrent de 2000 à 2010, période que l’on a choisi de présenter à la galerie. Il s’agit d’une succession de déplacements en Inde, un pays où j’ai vécu. J’y avais mon atelier. L’évènement le plus marquant que l’on retrouve dans mes œuvres est le Tsunami, datant de 2004. J’ai vécu ce moment violent et étrange. Il a tellement impacté la planète qu’elle a changé d’axe. J’étais installé dans le sud de l’Inde, vers Pondichéry, en bord de plage, où tout a été détruit.  La mer m’a rendu un rouleau de papier que j’ai pu retrouvé sur lequel j’ai fait la fresque, présentée à l’exposition, 1m30 x 18 m de long, en noir et blanc. Ce sont des dessins très simples, une économie de moyens par la force des choses. Parallèlement à cette production, j’ai intégré une ONG avec laquelle j’ai participé à des actions humanitaires. Ces moments sont inoubliables. Cette rencontre avec ce pays  aux multiples cultures est fascinante. L’Inde est un pays qui marie ce qu’il y a de plus contemporain et  moderne avec les rites anciens et traditionnels. Ce mélange des genres est fascinant.  

– Quelle est votre technique picturale?  

FK : J’ai deux axes principaux, la peinture et peinture à l’huile sur toile, puis le travail sur papier où je travaille avec des pastels, pour les dessins et les portraits. Sur ces deux bases, il se rajoute des variantes, le collage ou l’ajout d’un objet sur papier intégré à la peinture. J’ai réalisé des collages de sacs sérigraphiés, imprimés. Ils ont servi lors des actions humanitaires pour transporter les céréales, le riz. Je les ai inclus dans les tableaux. Le collage, au delà de la valeur esthétique, a une valeur de mémoire. La gomme arabique est une technique à l’eau qui laisse apparaitre des traits  en s’effaçant. 

– L’art pictural est-il à tout point de vu un exutoire, un média témoignage? 

FK : Je parlerai de nécessité de créer et surtout d’art de vivre. Ma vie se mélange intimement avec la peinture et le fait de produire des expositions. Au-delà du travail, il s’agit d’un mode de vie. Dans ce sens, cela relève de l’ordre de l’exutoire. Il s’agit aussi, pour certains sujets, de témoignages, comme le Tsunami. Le fait de voyager, de m’inspirer de beaucoup d’expériences, parfois dramatiques est de l’ordre du témoignage. Lors de la réalisation de cette fresque en Inde, les gens m’encourageaient à montrer les faits, les moments vécus, les sensations.  

– Travaillez-vous sur de nouveaux projets ? 

FK : Je travaille sur une nouvelle série, « We can be a rose « qui consiste à construire mon Panthéon. Je peins un ensemble de portraits, des personnalités qui m’ont inspiré et pour certains des personnalités universelles, nos héros : Joséphine Baker, Mohammed Ali, Emile Zola, Charlie Chaplin…ce sera ma prochaine exposition, composée de dessins et de peintures. Je collabore pour cela avec un collectif de musiciens, qui ont choisi dix ou douze personnalités peintes pour faire une musique, un titre qui accompagne les tableaux. Un album est en préparation. Le projet rassemble des musiciens comme Gotan Project, Les Hurlements d’Léo, Groundation, groupe de reggae californien, avec différents groupes de la culture pop française ; un projet commun d’une exposition et d’un album de musique, programmé pour l’année prochaine.  

Pour cette exposition à la galerie Loo and Lou, le musicien François Matuszenski, qui a travaillé avec le groupe Indochine, est présent. Il a fait une bande son pour accompagner cette fresque. J’ai toujours travaillé étroitement avec des musiciens, notamment avec Mano Solo pour qui j’ai écrit plusieurs chansons. J’ai réalisé de nombreuses performances et des collaborations avec des groupes : les Rita Mitsouko, les Flesh to Stone…Je travaille tout le temps en musique. 

©« Les années indiennes, 2000-2010 », Fred Kleinberg
©La fresque Tsunami, « Les années indiennes », Fred Kleinberg, Loo et Lou Gallery

« Les années Indiennes, 2000-2010 »

Fred Kleinberg

A la Loo & Lou Gallery et Atelier

20 rue Notre Dame de Nazareth

75003 Paris

Du 21 septembre au 23 octobre 2021

Vernissage jeudi 23 septembre à partir de 18h

Site web et e-shop/ Les décisions du regard, Art Edition, limitées et signées

http://www.fred-kleinberg.com

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